La sécurité informatique de la Smart City

Le projet de Smart City est déjà en cours de réalisation dans certaines villes du monde entier. Et si l’on vante les mérites de cette ville du futur, notamment en ce qui concerne le développement durable et la protection de l’environnement, certains s’inquiètent de la sécurité informatique dans cette ville de demain.

En effet, dans une zone où les capteurs mesurent tout et les installations électroniques sont les maîtres, quelle place accorde-t-on à la sécurité des données ? D’ailleurs, certains alertent sur les différentes défaillances qu’il peut y avoir dans les installations d’une Smart City.

Un contrôle à distance de la ville sera possible

Par définition, le projet Smart City consiste à créer une ville hyper connectée où tout sera géré par des installations informatiques et des capteurs de toutes sortes.

Ce sera le cas dans les maisons des ménages, mais aussi dans toutes les infrastructures de la ville : les transports en commun, les centres hospitalisés et même les réseaux électriques.

Si l’objectif étant de mieux distribuer les ressources et de mieux administrer la ville, sur le long terme, smart city pourrait présenter des lacunes importantes.

Si on peut contrôler l’intégralité des infrastructures en un point, c’est possible également, pour les hackers, den prendre le contrôle à distance. Qu’en sera-t-il alors de la sécurité des habitants.

L’expérience nous l’a d’ailleurs déjà prouvée. Aux États-Unis, des villes qui sont déjà hyperconnectées ont fait l’objet de cyberattaques et de malwares.

Des conséquences désastreuses sur le confort et la sécurité des habitants

Ces failles dans la sécurité informatique de la Smart City ne sont pas à prendre à la légère. Elles peuvent entraîner des conséquences désastreuses sur le confort et la sécurité des habitants de la ville.

Si les hackers prennent le contrôle de l’intégralité du système de chauffage par exemple, cela entraînerait une panne générale dans toute la ville. Une situation qui a déjà interpellé de nombreux analystes.

De même, si les malwares ne font que prendre le contrôle des feux de signalisation, cela pourrait entraîner des accidents ainsi que des pertes financières d’une grande importance dans certaines villes.

Dans un scénario catastrophe imaginé par les experts, les autorités pourraient perdre tout contrôle sur l’ensemble du réseau. Ce qui entrainerait des failles dans la gestion des infrastructures, mais aussi un accès libre aux données des caméras de surveillance de la ville.

Le système Open Source n’est peut-être pas la meilleure idée

Pour faciliter la gestion de la Smart City, les villes utilisent un système open source. Ce qui permet notamment un accès facile à toute l’infrastructure, et ce, par tous les responsables. C’est un choix pratique, mais qui ne propose pas énormément de sécurité.

Selon les experts en informatique, revoir cette option pourrait être une bonne idée. En permettant en effet un accès plus ou moins libre aux systèmes, on fragilise davantage la sécurité des données des particuliers.

De plus, dans une Smart City, notamment française, on utilise encore le système d’anonymat des employés qui se chargent de la gestion de ces données informatiques.

Une aubaine pour les hackers qui peuvent facilement contourner les systèmes de sécurité des villes et en prendre le contrôle, voire récolter des données des particuliers. Une révision de ce processus s’impose, et ce, le plus rapidement possible.

Quelques efforts à faire

Les États-Unis ont été les premiers à se lancer dans des travaux d’amélioration des installations informatiques de ses Smart City. Il faudra investir davantage dans des moyens technologiques pour optimiser la sécurité de ces dernières.

Un système de sécurité de base ne sera pas suffisant. Bien évidemment, les règles du RGPG sont déjà de bonnes choses pour rendre la Smart City une Safe City. Pourtant, il faudra des systèmes plus travaillés comme des programmes d’authentification pour pouvoir accéder aux systèmes.

Contrairement aux idées reçues, une Smart City nest pas entièrement automatisée. Il y aura tout de même des humains qui géreront le système et récolteront les données. Selon les experts, cela peut être le point faible comme le point fort de ce programme de ville du futur.

Avec un bon programme de sensibilisation sur l’importance de la sécurité des données, on peut rassurer davantage les habitants et minimiser les risques d’une cyberattaque. Encore faut-il que les autorités aient envie de se lancer dans ce genre de projets. Une plus grande sécurité des Smart City profiterait certes aux villes et aux habitants, mais pas forcément aux dirigeants qui y verraient leur possibilité d’expansion réduite.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s